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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 04:27

Il y a 77 ans aujourd’hui, Aurélie et Francis Fredel sont arrêtés par les troupes d’invasion. Une embuscade contre trois soldats allemands s’est déroulée près de leur ferme Saint Joseph à la Noé Blanche. Deux corps ont été cachés derrière les bâtiments. Ils sont accusés à tort. Le couperet tombe, c’est la déportation pour le couple d’agriculteur.

2 août 44, la Courrouze à Rennes, le couple embarque dans les wagons du train de Langeais en direction des camps de concentration.

Arrivé à Belfort, Aurélie et Francis Fredel sont extraits du convoi par la volonté d’un sous-officier de la wehrmacht. Ce dernier, un malgré-nous alsacien, soutire des griffes des nazis 241 personnes de la déportation.

Libérés, ils retrouvent leurs enfants le 3 décembre 1944.  

Après une année de recherche historique afin d’étayer ce fait de la seconde guerre, leur fils Michel, benjamin des sept enfants Fredel, a tenu à rendre hommage à ses parents.

Ce jour anniversaire de leur déportation, une cérémonie se déroulera dans le cimetière de la Noé Blanche.

En présence de la famille Fredel et nombreux amis, le maire de la Noé Blanche dévoileront une plaque commémorant cet évènement.

 

Voici leur histoire ...

Aurélie et Francis Frédel

 

 

Le mercredi 26 juillet 1944, en milieu d'après-midi, une patrouille allemande composée de 3 soldats se dirige du Grand Fougeray vers Messac.

 Ils tombent dans une embuscade au bas de la ferme Saint Joseph. Deux soldats sont tués et le troisième s’enfuit et donne l’alerte.

Les troupes d’occupation découvrent le jeudi 27 juillet, cachés derrière les bâtiments de Saint Joseph, les corps des deux allemands.

Le couple d’agriculteurs, Aurélie et Francis Frédel est aussitôt arrêté et emprisonné à Rennes. Leur commis de ferme, Auguste Quémner, subit le même sort.

Le 2 aout 1944, alors que les troupes américaines approches de Rennes, un train quitte les quais de la Courrouze. Il achemine dans ses wagons à bestiaux, des prisonniers en partance vers les camps de la mort. Aurélie et Francis Frédel, Auguste Quémner ainsi que plus de mille personnes sont déportés vers l’Allemagne.

Bloqué par la destruction d’un pont, le sinistre train subit une attaque en gare de Langeais (Indre et Loire). L’aviation alliée mitraille le convoi, pensant détruire des munitions allemandes. Le lendemain une autre attaque a lieu au cours de l’après-midi. Cette tragique méprise fait 70 blessés et 19 morts parmi les prisonniers. Il y aura également des évasions réussies. Le nom « train de langeais » reste à jamais attaché à ce convoi ferroviaire.

A la suite des évènements de Langeais, les prisonniers sont transférés dans un autre convoi à Tours (Indre et Loire).

Les déportés atteignent Belfort le 15 août, ils sont incarcérés au fort Hatry. 241 d’entre eux dont 156 bretons seront libérés notamment par la volonté d’un sous-officier de la Wehrmacht d’origine alsacienne (Un malgré nous). Aurélie et Francis Frédel sont libérés et retrouvent leurs enfants le 3 décembre 1944. Auguste Quémner retrouve également la liberté et regagne la Bretagne.

Les convois reprennent de Belfort et déportent les prisonniers vers les camps de concentration allemands, 370 personnes du train de Langeais ne reviendront pas.

 

Remerciements aux nombreux témoignages des familles de déportés ainsi qu’au site :                     memoiredeguerre.free.fr

 

Michel L.

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